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Nous sommes faits de ce que nous a offert notre environnement

Quelques réflexions sur Suwa par Naotaka Miyasaka, actuel PDG de Masumi

C’est notre région et les gens qui y vivent qui ont façonné en profondeur la véritable identité de Masumi. Ce pays, connu sous le nom de Shinshu Suwa, est un bassin dominé par le massif aux huit pics du Yatsugatake, le Mont Tateshina et le plateau de Kirigamine. Notre saké profite directement de cet environnement : l’air y est frais, l’eau pure et les hivers froids et longs. Hormis tous les avantages que nous pouvons en tirer pour notre saké, nous sommes fiers de notre région pour la qualité de vie et pour tous les bienfaits qu’elle nous offre : une belle saison chaude et sèche, des eaux thermales naturelles, le magnifique lac de Suwa, un grand festival unique au monde, des sanctuaires et des ruines dont l’histoire remonte à des temps ancestraux.

Ce cadre de vie à la fois superbe et redoutable a gravé ici au plus profond des mentalités le soucis du détail et un penchant pour le perfectionnisme. Une industrie florissante de la soie existait autrefois à Suwa. La région s’est ensuite reconvertie dans l’industrie de précision pour devenir un centre important des nouvelles technologies. Suwa est également réputé pour ses produits agro-alimentaires traditionnels tels miso, kanten et bien entendu le saké !

Douce campagne, havre de paix

Lorsque je pose le pied sur le quai de la gare, après 2 heures passées dans l’express qui me ramène de Tokyo, une bouffée revigorante de l’air nocturne de Suwa efface la fatigue d’une journée de travail dans la capitale. Certains peuvent bien se moquer de notre « patelin reculé », je ne serai jamais assez reconnaissant à mes ancêtres d’être venus s’installer ici.

Hivers rigoureux

La froidure des hivers de Suwa est légendaire. Un sol bâché gèle ici avant qu’il n’ait eu le temps de sécher, et pendant la guerre, des manœuvres de chars ont eu lieu sur la surface du lac gelé.
Le saké a parfois même gelé dans l’entrepôt tellement le mercure était bas. Ces conditions extrêmes semblent cependant être moins fréquentes avec le réchauffement global ces dernières années.

Sources chaudes

En contrepartie du froid rigoureux, les Dieux ont veillé à récompenser les hommes vivant dans la région d’un grand nombre de sources d’eaux chaudes. A Suwa, dans les maisons anciennes, la cuisine et la salle de bain sont souvent alimentées directement en eau chaude depuis la source. A la gare, les voyageurs peuvent accèder depuis le quai à un bain de pieds d’eau thermale, et même le grand magasin Marumitsu, situé de l’autre côté de la rue, propose un bain traditionnel « Onsen » à sa clientèle. Quand j’étais dans le primaire, l’école possédait également son propre Onsen à demeure, et prendre le bain nu avec les camarades et l’instituteur faisait partie des activités régulières de la vie scolaire.

Les Dieux et les hommes

Dans la mythologie shintoïste comme dans le monde des hommes, Suwa a servi de lieu de retraite et de terre d’exil. Selon le « Kojiki », le plus ancien livre du Japon, Tateminakatanomikoto, le dieu résidant au grand sanctuaire de Suwa, décida finalement de ne plus quitter le bassin de Suwa après s’être opposé à son père pour savoir qui prendrait possession du Japon. Dans le monde réel, des figures historiques comme Tadateru Matsudaira, sixième fils du premier Shogun Tokugawa, et Yoshichika Uesugi, fils adoptif de Kozukenosuke Kira, coulèrent ici plusieurs années d’un exil confortable.

« Onbashira », le festival des grands piliers

Ce festival, le plus grand de Suwa, a lieu une fois chaque 6 ans, dans les années placées sous le signe du Tigre et du Singe. Lors de ce grand événement qui représente le renouveau symbolique des sanctuaires shinto de la région les troncs d’énormes arbres qui ont été choisis dans les forêts environnantes sont poussés par des centaines d’hommes le long des pentes vertigineuses vers la vallée, puis tirés à travers les rivières, les villages et quartiers de Suwa pour être finalement érigés aux quatre coins des sanctuaires principaux. Cet événement a un large écho et attire des foules de tout le Japon. Pour ma part, j’avais toujours éprouvé une certaine réticence à participer à cette fête bruyante. Mais lors de la dernière édition, ce sentiment a changé. Lorsque j’ai pris dans mes mains la corde pour aider à tirer un des piliers, mon cœur s’est soudain mis à battre plus rapidement et une fierté inattendue m’a envahi.

Esprit d’inventivité

On dit que la nécessité est la mère de l’invention. Cela semble être particulièrement valable pour Suwa. Cet éloignement des grandes plaines et des mers riches en ressources a rendu les montagnards vivant dans notre contrée exceptionnellement inventifs et vigoureux. Je pense à ce voisin plus âgé, dont l’entreprise de micro-mécanique est tellement innovante qu’elle reçoit des commandes du monde entier. Je pense à ces agriculteurs qui ont fait de notre région la plus performante pour toute sorte de produits de la terre, des pommes aux abricots en passant par les tomates et le céléri.

Longévité

D’après les études officielles, l’espérance de vie dans la préfecture de Nagano dépasse celles de toutes les autres régions du Japon. Plusieurs raisons sont invoquées pour expliquer ce phénomène : l’air en altitude qui fortifierait les poumons et le système cardio-vasculaire, le style de vie en milieu de rural où les gens restent plus longtemps actifs, etc. Tout cela est sans aucun doute vrai, mais j’ose pour ma part avancer une raison supplémentaire qui est que la soupe de miso et un bon verre de saké Masumi ont toujours fait partie intégrante de la vie quotidienne dans nos montagnes !